Plante potagère reconnue pour sa couleur, l’ail est devenu une épice de choix pour de nombreuses civilisations.

Depuis l’époque des pharaons où elle était distribuée aux esclaves chargés de construire les pyramides, elle s’est propagée jusqu’en Grèce antique, où les athlètes croquaient un coquillage avant les Jeux olympiques pour avoir leur force et leur courage. Mais si l’ail peut s’imposer grâce à ses propriétés nutritives, alors l’ail était vraiment célèbre sous le règne d’Henri IV, dont le grand-père, Henri d’Albret, l’utilisait pour l’appliquer sur les lèvres de bébé, pour se protéger. Contre les maladies infectieuses.

Appartenant à  la famille des Liliacées, l’ail est non seulement un pilier de l’art culinaire, mais c’est surtout un antibiotique aux premiers usages curatifs très importants en médecine traditionnelle.

Avant d’apprendre à le cultiver à la maison, soulignons quelques-uns de ses avantages.

L’ail pour les troubles digestifs

Aux propriétés antiseptiques et antibactériennes, l’ail aide à surmonter les troubles digestifs ponctuels grâce à ses acides phénoliques.

De plus, les épices contiennent également de l’inuline, un prébiotique qui, selon un article scientifique, est bénéfique pour les bactéries intestinales et favorise la santé digestive.

 Ail pour le système respiratoire

En plus de ses composés soufrés  antiseptiques, antiviraux et antibactériens, l’ail contient également de l’allicine, un puissant désinfectant  pour les poumons, notamment en cas de toux. Ses propriétés décongestionnantes sont idéales par temps froid pour soulager les symptômes du rhume, à condition de le manger cru !

 L’ail pour booster l’immunité

Selon un article publié par le Journal of Research in Immunology, l’ail renforce les défenses de l’organisme contre les bactéries pathogènes en stimulant certaines cellules nécessaires au système immunitaire.

Une étude ajoute que les légumes augmenteront également la sensibilité de certains agents pathogènes aux antibiotiques, une mesure supplémentaire pour stimuler l’activité antibiotique.

 L’ail pour la protection cardiaque

Bien connu pour abaisser le taux de cholestérol sanguin, l’ail favorise également la circulation sanguine en réduisant le risque de caillots sanguins.

Particulièrement utile en cas d’hypertension, l’épice est recommandée pour le cœur, propriété non négligeable pour la prévention des maladies cardiovasculaires.

 Comment cultiver chez soi ?

Maintenant que nous connaissons ses bienfaits, passons à la méthode qui vous permet de le cultiver chez vous, pour une utilisation optimale qui satisfera vos papilles tout en favorisant une meilleure santé.

Des plus petits jardins aux plus grands jardins, cette technique s’adapte à tous les intérieurs et ne nécessite qu’un ou deux bulbes d’ail.

 Voici les étapes :

1- Remplissez le pot avec du terreau moyen, de préférence  un pot avec un trou de drainage.

2- Cueillez les extrémités de l’ail, puis séparez délicatement les gousses d’ail pour ne pas abîmer leur base.

3- Placer chaque fruit dans le pot en veillant à ce qu’ils soient espacés d’environ 10 cm. Une moitié doit être enfouie dans le sol avec le côté pointu vers le haut.

4- Assurez-vous que le sol reste humide sans trempage. L’ail n’a pas besoin de grandes quantités d’eau pour pousser.

5- Couper les fleurs au fur et à mesure de la croissance de l’ail pour préserver la saveur du bulbe.

6- Une fois que les feuilles (5 à 6) de la plante jaunissent et commencent à mourir, vous saurez que l’ail est prêt à être récolté.

7- Il faut laisser sécher une semaine avant  utilisation.

Sachez que le printemps et l’automne sont des saisons idéales pour grandir.

 Attention :

L’ail n’est pas recommandé pour les personnes souffrant d’anémie ou de porphyrie.